LA PROMESSE

Je t’ai promis,
Te souviens-tu ?
De tout te dire, de ne rien te cacher,
Ni la lumière, ni l’ombre, ni mes extases, ni mes déchirures,
Ni mes allers-retours indéfinis entre certitudes et doutes.

Je t’ai promis,
Tu te souviens ?
De ne pas te mentir, ne pas t’épargner par la lâcheté d’une tendresse coupable, si mon désir s’étiole, si mon cœur se barricade, si mon âme se déchire sur nos vestiges, si la légèreté de nos rêves s’efface sous la lourdeur de la réalité, si je n’arrive plus à nous conjuguer au futur.

Tu m’as promis,
Te souviens-tu ?
De pouvoir tout entendre, tout comprendre au nom de la vérité et de l’évidence.
De m’avouer tes trahisons, tes dénis, tes déceptions, tes indifférences.

Tu m’as promis,
Tu te souviens ?
Que si la passion n’alimente plus nos nuits, nous nous rappellerons nos premiers embrasements.
Que la beauté des espoirs donnés jamais ne s’effacera dans l’amertume des blessures.

Que tu te souviendras de moi,
Que je me souviendrai de toi.

Que nous refermerons doucement notre livre en cosignant la dernière page d’une fin sans oubli, sans guerre, sans reproches et sans regrets.

Souviens-toi de nos promesses,

Puisqu’aujourd’hui il nous faut devenir souvenirs.

-Annie Des Groseilliers

Poésie Charnelle & Autres Émois

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